| | 12/09/2009 | JEAN GABIN | | ACCUEIL | de son vrai nom : Jean-Alexis Moncorgé Né le 17 Mai 1904 à Paris, Décédé le 15 Novembre 1976 à Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine | | | | | Biographie de Jean GABIN | | Réalisateur | | 1930 | Renée Heribel (La baronne de Monteuil), André Hurban (Le baron de Monteuil), Jean Gabin (Marcel Grivot), Gaby Basset (Simone), Jane Pierson, Jean Sablon, Raymond Cordy. | Chacun sa chance Un jeune vendeur dans un magasin est pris pour un baron. En tant que noble, il arrive plus facilement à conquérir le coeur de la petite marchande de chocolat dont il est amoureux. Mais le véritable baron est en prison et à sa sortie... Il retrouve tout simplement sa charmante femme et le petit vendeur épouse la petite marchande. Une sorte de vaudeville classique où Gabin, débutant au cinéma, joue l'homme du monde comme il jouait le personnage d'opérette à la scène. | 
| Hans Steinhoff et René Pujol Coproduction franco-allemande Pathé Natan et Marcel Hellmann-Films | | 1931 | Jean Gabin (L'inspecteur Jacques Miral), René Navarre (Le professeur Bergmann), Lucien Callamand (Fortuné Bidon), Jacques Maury (Willy Keanton), France Dhelia (Fanoche), ... | Méphisto Un mariage d'amour. C'est le soir des noces. L'époux est frappé d'un coup de poignard, l'épouse enlevée par le mystérieux bandit. Et c'est la chasse a l'homme, la renaissance de l'amour et le chatiment du coupable. Policier intrépide à l'allure sportive, Gabin, parfait héros de roman-feuilleton, incarne le bien face au sombre Méphisto, génie du mal. | | Henri Debain et Nick Winter | | | Jean Gabin (Bob), Jane Marnac (Jane Diamand), Charles Lamy (l'auteur), Pierre Finaly (le producteur), Saturnin Fabre (Hector), Rachel Berendt, Fernandel (Ficelle), | Paris béguin Un cambrioleur s'introduit dans la villa d'une vedette de music-hall et séduit par sa beauté, passe la nuit avec elle. Arrêté le lendemain pour un crime qu'il n'a pas commis, le voleur tait obstinement le nom qui pourrait le sauver. Première apparition du personnage de mauvais garçon touché par l'amour et pour lequel la mort est au bout du chemin. Le jeune premier comique des revues de music-hall est, au cinéma, à la recherche de son emploi. |  | Augusto Genina | | | Marcel Lévesque (Jules Renaudin), Josseline Gaël (Claire), Jean Gabin (Jean Cordier), Mady Berry (Mme Cordier), Jane Loury (Léonie), Delphine Abdala, Robert Tourneur, Vallès, Gilberte | Tout ca ne vaut pas l'amour Le pharmacien Renaudin recueille une jeune femme sur le point d'accoucher, à laquelle il s'attache chaque jour davantage. Malheureusement la jeune femme est amoureuse de son voisin qui l'aime aussi et le bràve homme, philosophe, se remet à coller soigneusement les timbres de sa collection. Gabin, en petit commerçant parisien, porte le nœud papillon pour jouer les beaux garçons séduisants. La vedette et le personnage intéressant du film, c'est Marcel Lévesque. | | Jacques Tourneur | | | Marcelle Romée (Coeur de lilas), André Luguet (André Lucot), Jean Gabin (Martousse), Madeleine Guitty (Mme Charignou), Carlotta Conti (Mme Novion) Marcel Delaître, Georges Paulais, Fréhel, Lydie Villars, Fordyce, Paul Amiot, Fernandel (le garçon d'honneur), | Cœur de lilas Pour mener son enquête, un inspecteur de police s’introduit dans le milieu en se dissimulant sous une fausse identité. Dans l’hôtel ou il loge, il fait la connaissance de Lilas. Film dominé par la personnalité romantique de la belle actrice Marcelle Romée, qui devait se suicider en novembre 1932. Tableau réaliste et poétique des bas-fonds de Paris avec Fréhel en chanteuse de beuglant et Gabin, mauvais garçon de service, le feutre sur l'oreille et le foulard au cou. Il tient ici un rôle antipathique. |  | Anatole Litvak | | | Colette Drafeuil (Stella Maris), Jean Gabin (Jean), Cillie Andersen, Régine Dhally, Georges Melchior, Guy Ferrant. | Pour un soir Un marin en permission à Paris, devient l'amant d'une chanteuse qui ne voit en lui qu'une aventure d'un soir. Lui, au contraire, prend cet amour au sérieux et souffrant des infidélités de sa maitresse, retourne à son bateau. Après une rixe, il déserte et se jette dans la mer. Annoncé d'abord sous le titre de Stella Maris, ce film ne devait sortir qu'en 1933. Il semble qu'il s'agisse d'une oeuvre très médiocre, qui ne dut pas faire une longue carrière. De ce navet, perdu corps et biens, retenons tout de même l'argument : Gabin est marin, il souffre d'un amour impossible pour une femme fatale, il est entraîné dans un meurtre et se tue par désespoir. Naissance du mythe trois ans avant La bandera, cinq ans avant Pépé-le-Moko | | Jean Godard | | 1932 | Josseline Gaël (Lussy), Jean Gabin (l'opérateur), Gabriel Gabrio, Lucien Callamand, Marcel Delaître, ... | Cœurs joyeux Lussy est partagée entre le désir de sauver son fiancé, injustement compromis dans une affaire de vol de bijoux, et la honte de dénoncer son frère, chef de la bande qui a fait le coup. Elle va voir la victime et obtient qu'elle retire sa plainte contre remise des bijoux. Il n'existe que peu de renseignements sur ce film. Il semble qu'il s'agisse d'une comédie policière, également tournée en version allemande (Zigeuner der Nacht) avec une distribution entièrement différente. | | Hans Schwartz et Max de Vaucorbeil | | | Brigitte Helm (Véra Latour), André Luguet (Pierre Latour) Jean Gabin (Robert Nourry), Mady Berry (Thérèse), André Roanne (Bob Deschamps), le petit Boulant, Jean Dax, André Saint-Germain. | Gloria Un aviateur célèbre à qui sa femme interdit les vols acrobatiques, entreprend un long raid de durée au-dessus de l'Atlantique lorsqu'il apprend que son épouse a effectué un vol dans les airs avec son copain. A son retour, elle accueille son mari vainqueur qu'elle a craint de perdre. Version Française d'une production tournée en Allemagne et dont la vedette est Brigitte Helm, alors star européenne. Gabin montre son naturel bon enfant dans le rôle (secondaire) du mécanicien dévoué. | | Hans Behrendt et Yvan Noé | | | Raimu (Le capitaine Hurluret), Jean Gabin (Fricot), Fernandel (Vanderague), Charles Camus (L'adjudant) Henri Roussell (le général), René Donnio (Laplotte), Pierre Labry (Potiron), Frédéric Munie, Pierre Ferval, Lucien Nat, , Mady Berry, Julien Carette, | Les gaietés de l'escadron Le train-train de l'escadron égayé par l'arrivée des réservistes, assombri par l'inspection du général, secoué par la désertion de deux hommes, tyrannisé par le féroce adjudant Flick et amusé par de fortes têtes désopilantes. Dans ce vaudeville militaire, plus théâtral que cinématographique, on remarque surtout Raimu et Fernandel, habitués du comique troupier. Gabin est un peu perdu dans une distribution dont Lucien Wahl, dans Pour vous, faisait cet éloge : "L'interprétation ? Parfaite. Chaque acteur est bien choisi. |  | Maurice Tourneur | | | Madeleine Renaud (Marinette), Pierre Blanchar (Sylvestre), Jean Gabin (le capitaine), Rosine Deréan (Mique), Jean Wall (valentin), Hubert Daix, Charles Lorrain. | La belle marinière Le capitaine de la péniche La Belle Marinière épouse une jolie fille. La vie suit le cours des canaux. Mais la jeune femme tombe amoureuse d'un marinier et ne peut lutter contre cet amour. Ils s'enfuient ensemble sur une péniche. Du cinéma tout simple, et tout clair avec des canaux, des arbres, des cheminées d'usine, des écluses, des ponts et Notre-Dame... Un voyage sentimental qui n'est ni fade ni mièvre... M. Jean Gabin, étonnant capitaine, puéril, vulgaire et touchant. (René Bizet, Pour vous) |  | Harry Lachmann | | 1933 | Jean Gabin (Joe Greer), Franck O'Neill (Eddie Greer), Hélène Perdrière (Anne), Francine Mussey (Lee Merrick), Henri Etiévant (M. Greer), Hélène Frédérique, Sergius. | La foule hurle Une version française, tournée en Allemagne d'un film de Howard Hawks. Gabin, dans le rôle du pilote rival de son frère, remplace James Cagney, vedette chez Hawks. C'est une propotion. | 
| Howard Hawks et Jean Daumery | | | Brigitte Helm (Marion), Jean Gabin (Pedro Savedra), Thomy Bourdelle (le capitaine Mendoza) Lucien Dayle (Palesco), Paul Amiot (le capitaine Rustant), Simone Simon (Rita), Ginette Leclerc, ... | L'étoile de valencia Pedro avait abandonné sa femme, croyant qu'elle le trompait. Il la retrouve par hasard, devenue chanteuse dans un cabaret de Palma. Elle est embarquée de force sur l'Etoile de Valencia, un navire qui fait la traite des femmes, mais Pedro parvient a la délivrer ainsi que ses compagnes. Film d'aventures exotico-policières. Malgré un critique assez bonne de Lucien Wahl (Pour vous), ce rôle de Gabin ne reste pourtant pas en mémoire | | Serge de Poligny | | | Brigitte Helm (Olga), Jean Gabin (Pierre Lavernay), Thomy Bourdelle (le commissaiere Domprel), Henri Bosc (Alexandre), Ginette Leclerc (Marietta), Henri Vilbert, Mireille Balin, Julien Carette | Adieu les beaux jours Une voleuse abuse de la confiance d'un jeune homme. Amoureuse de lui, elle décide d'arrêter cette existence. Mais ses complices la dénoncent à la police et elle est arrêtée. Le jeune homme retourne à Paris. Comme Gloria et L'étoile de Valencia, ce film relève de la littérature pour bibliothèque de gare. Mais ce romanesque convient bien à Brigitte Helm, voleuse et femme fatale ici vaincue par l'amour. Gabin est un peu étouffé et le rôle ne lui convient pas tellement. | | Johannes Meyer et André Beucler | | | Madeleine Renaud (Marie), Jean Gabin (Marc Allan), Edmond van Daele (Charles Baillière), Gustaf Grundgens (Woolf), André Nox (Lloyd), Raymonde Allain, Robert Le Vigan, ... | Le tunnel L'ingénieur Mac Allan est chargé de la construction d'un tunnel sous l'Atlantique, reliant l'Amerique a l'Europe. Malgré les intrigues et les sabotages, malgré une catastrophe qui tue sa jeune femme, Mac Allan parvient a mener sa tache a bien, grace a l'enthousiasme de ses collaborateurs et de ses ouvriers. Le seul rôle important, c'est celui de Jean Gabin, l'ingénieur : ce jeune acteur, auquel on a l'habitude de confier des rôles légers, révèle ici une puissance dramatique inattendue. (Jean Vidal, Pour vous) [...] Gabin domine en effet la distribution de ce film scientifiquement invraisemblable. | | Kurt Bernhardt | | | Jeanine Crispin (Marie de Ferstel), Jean Gabin (Charles Boulla), Mauricet (M. Binder), Michel Simon (M. Podeletz), Peter Lorre (le mendiant), Milly mathis, Pauline Carton, Pierre Labry, ... | Du haut en bas Description d'un coin de quartier où vivent des gens ordinaires : un vieux joueur ruiné, la grosse dame du dessous qu'il finit par épouser, une couturière et un beau garcon membre de l'équipe nationale de football. Film unanimiste où les acteurs vont et viennent. Gabin, gentil garçon et sportif, assure un emploi stéréotypé. | | G.W. Pabst | | 1934 
| Joséphine Baker (Zouzou), Jean Gabin (Jean), Pierre Larquey (le père Melé), Yvette Lebon (Claire), Madeleine Guitty (Josette), Marcel Vallée, Viviane Romance, Géo Foster, ... | Zouzou Zouzou, une petite mulatresse, et Jean, tous deux orphelins, ont été élevés par le èere Mele. Zouzou aime Jean mais celui-ci est amoureux de Claire, une amie de la jeune fille. Zouzou s'éfface pour consacrer sa vie a la scène sur laquelle, par hasard, elle a déàa obtenu un succès retentissant. Joséphine Baker, grande vedette de l'époque est mise en valeur. Ce film témoigne d'un évident racisme en lui refusant mariage et bonheur avec un homme blanc. Joséphine Baker n'est pas toujours à l'aise dans ce film. Jean Gabin impose quant à lui un personnage qu'on remarque | 
| Marc Allégret | | | Madeleine Renaud (Maria Chapdelaine) Jean Gabin (François Paradis), Jean-Pierre Aumont (Lorenzo Surprenant) Suzanne Després (Laura Chapdelaine), André Bacqué (Samuel Chapdelaine), Thomy Bourdelle, Robert Le Vigan, ... | Maria Chapdelaine Maria Chapdelaine, la jeune Canadienne, hésite entre Francois le trappeur et Lorenzo le citadin. Francois meurt et quand meurt a son tour la mère de Maria la jeune fille abandonne ses rêves fous et demeure auprès de son père après avoir épousé un bucheron. D'apres le roman de Louis Hemonet son ami d'enfance. Ce film marque une date : la première rencontre de Julien Duvivier et de Jean Gabin en marche, maintenant, vers son mythe. Son personnage, ici, est plus fouillé que d'ordinaire et, pour la seconde fois, l'acteur meurt à l'écran. La mort de Gabin dans la forêt glaciale déconcerta d'ailleurs le public à l'époque. |  | Julien Duvivier |
| 1935 
| Robert Le Vigan (Jésus), Harry Baur (Hérode), Jean Gabin (Ponce Pilate), Charles Grandval (Caïphe), André Bacqué (prêtre), André Lannes, Edwige Feuillère, ... | Golgotha La vie de Jésus-Christ de son arrivée à Jérusalem, à sa crucifixion et sa résurrection. On dit que cette fidèle adaptation des Evangiles par le Chanoine Joseph Reymond fut réalisée en grande partie grâce à des quêtes faites dans les paroisses françaises. Deuxième expérience réussie avec Julien Duvivier. Leur collaboration ne faisait que commencer et allait devenir extrêmement importante. |  | Julien Duvivier |  | Annabella (Aïscha la Slaoui), Jean Gabin (Pierre Gilieth), Robert Le Vigan (Fernando Lucas), Aimos (Marcel Mulot), Pierre Renoir (le capitaine Weiler), Charles Grandval, Gaston Modot, Viviane Romance, Noël Rocquevert, ... | La Bandera Après avoir tué un soir un homme à Montmartre, Pierre Gilieth s'engage dans la Légion Espagnole au Maroc. Mais il est retrouvé par Fernando Lucas, qui espère toucher une prime. Une estime naît entre les deux hommes, et quand Gilieth meurt au combat, Lucas décide d'oublier le passé de son ami et par la meme la prime qu'il convoitait La Bandera eut un très grand succès public et Gabin y prit définitivement les dimensions romanesques et dramatiques qui allaient faire de lui une vedette. (Missiaen-Siclier) |  | Julien Duvivier | | | Annabella (Jeanne), Fernand Gravey (Pierre), Jean Gabin (Georges), Nicoles Koline (le vieux clown), Sinoël (le manager), Germaine Reuver, Camille Bert, Georges Saillard, Teddy Michaud, Marcel Pérès, André Lannes. | Variétés Georges, Pierre et Anne ont monte un numéro d'acrobates qui connait un certain succès. Mais Anne aime Pierre, ce qui excite la jalousie de Georges. Son antipathie croissante et le danger du numéro entraînent la dissolution du trio. Chargé ici d'un rôle antipathique, Gabin se montre ``parfaitement nature et aussi maussade que possible quand la situation l'exige.'' (Lucien Wahl, Pour vous.) | | Nicolas Farkas | | 1936 | Jean Gabin (Jean, dit Jeannot), Charles Vannel (Charles, dit Charlot), Aimos (Raymond, dit Tintin), Viviane Romance (Gina), Charles Dorat (Jacques), Micheline Cheirel (Huguette), Charles Grandval (le patron), Raymond Cordy (l'ivrogne), Charpin (le gendarme), | La belle équipe Jean, Charles, Raymond, Marion et Jacques, cinq copains au chômage, qui traînent ensemble leur misère, gagnent 100 000 Francs à la loterie nationale, avec un billet acheté en commun. Ils décident de s'associer pour construire, eux-mêmes, une guinguette sur les bords de la Marne, à partir d'un bâtiment en ruines. La fin tragique de ce film, dans la logique du scénario de Spaak et Duvivier, fut remplacée, après un sondage dans une petite ville proche de Paris auprès du public, par une fin heureuse où Jean et Charles se réconciliaient à la dernière minute et chassaient Gina. Ainsi la ``Belle Equipe'' n'était pas entièrement détruite, et, dans le climat qui était celui du gouvernement du Front populaire, l'expérience de coopérative apparaissait réussie. |  | Julien Duvivier |  | Jean Gabin (Pépel), Louis Jouvet (le baron Débille), Suzy Prim (Vassilissa), Vladimir Sokoloff (Kostylev), Gabriello (le commissaire Toptoun), Camille Bert, Robert Le Vigan, Jnay Holt, René Génin, | Les Bas fonds Un baron russe, joueur invétéré, surprend chez lui un cambrioleur, Pepel, avec lequel il se lie aussitot d'amitié. Ce dernier l'amène chez lui, dans l'asile sordide d'un receleur, Kostileff, qui a une belle-soeur, Natacha, amoureuse de Pepel. Mais Kostileff a promis à un inspecteur, la main de Natacha, sa belle soeur. Des bords de marne ensoleillés, une guinguette, des barbes et des perruques... Renoir n'a pas cherché à reconstituer l'atmosphère russe, mais ses personnages sont prodigieusement vivants. L'humanisme de Renoir s'oppose au pessimisme de Duvivier. (Missiaen-Siclier) |  | Jean Renoir | | 1937 
| Jean Gabin (Pépé), Mireille Balin (Gaby), Gabriel Gabrio (Carlos), Lucas Gridoux (l'inspecteur Slimane), Marcel Dalio (l'Arbi), Charpin, Saturnin Fabre, Gaston Modot, ... | Pépé le Moko Le gangster Pépé le Moko s'est réfugié dans la casbah d'Alger pour échapper à la police. Il y rencontre une touriste parisienne, dont il tombe amoureux. La jeune femme va involontairement servir à faire sortir le bandit de sa retraite pour finir par tomber dans un guetapens. Pour y échapper, Pépé préférera se donner la mort. Le plus célèbre des films de Duvivier d'avant guerre. Au contraire de La Belle Equipe, ce film est coupé de la réalité de son époque (Front populaire). Le mythe de Gabin est entièrement façonné et Marcel Carné n'aura plus qu'à le recueillir. Le Gabin d'avant-guerre est là ! (Missiaen-Siclier) |  | Julien Duvivier |  | Jean Gabin (le lieutenant Maréchal), Pierre Fresnay (le capitaine ) Erich von Stroheim (le commandant von Rauffenstein), Marcel Dalio (Rosenthal), Dita Parlo (Elsa), Julien Carette (l'artiste), Gaston Modot (l'ingénieur Belge) Jacques Becker (un officier anglais), ... | La grande illusion Pendant la guerre de 1914, l'avion du capitaine de Boieldieu et du lieutenant Maréchal est abattu par les hommes du commandant Von Rauffenstein. Celui-ci les envoie dans un camp d'où aucun homme n'a pu jusqu'à présent s'échapper Boieldieu, Maréchal et d'autres prisonniers construisent un tunnel afin de s'évader. ce film de Renoir fit une triomphale carrière internationale et fut consacré, en 1958, l'un des douze meilleurs films du monde par un jury de critiques réunis à Bruxelles. Les scènes mémorables sont nombreuses et l'interprétation de premier ordre. |  | Jean Renoir | | | Gaby Morlay (Marie), Jean Gabin (Nicolas Dange), Jean-Pierre Aumont (Gilbert Rollin), Betty Rowe (Florence), Pierre Alcover (Morel), Bernard Blier, ... | Le messager L'adjoint d'un agent colonial tombe amoureux de la femme de son chef à la suite des confidences que celui-ci lui a faites les soirs de cafard dans la brousse. Malade, il rentre en France et devient l'amant de la jeune femme qui lui a cédé. Le mari revient aussi et pardonne à son épouse bouleversée. Le jeune homme se suicide. Les critiques pensèrent à l'époque que l'on avait tort de confier à Gabin un rôle qui n'était pas dans son emploi. Quelle erreur était la leur ! Un Gabin bouleversant, affirmant une maîtrise complète du rôle. | | Raymond Rouleau | | 1938 | Jean Gabin (Lucien Bourrache), Mireille Balin (Madeleine Courtois), René Lefèvre (René Dauphin), Marguerite Deval (madame Courtois), Jean Aymé (Adrien), Henri Poupon, Pierre Labry, Maurice Baquet, ... | Gueule d'amour Lucien, un jeune soldat, surnommé Gueule d'Amour fait chavirer le coeur de toutes les femmes dans une petite ville d'Afrique du Nord. Il s'éprend de Madeleine, une dame du monde. Mais celle-ci se joue de lui. Vexé, Lucien va provoquer un drame. Le couple de Pépé-le-Moko se retrouve reconstitué pour un destin à peu près semblable. Mais Gabin, dépouillé de son personnage de mauvais garçon, n'est plus qu'un pantin entre les mains de la femme entretenue, la femme fatale. Le mythe reste intact, même si Grémillon préfère le style sobre aux réalisme noir de Duvivier. (Missiaen-Siclier) |  | Jean Grémillon |  | Jean Gabin (Jean), Michèle Morgan (Nelly), Michel Simon (Zabel), Pierre Brasseur (Lucien), Robert Le Vigan (Michel Krauss), Aimos, Edouard Delmont, Marcel Pérès, ... | Le quai des brumes Après avoir déserté l'armée coloniale, un homme arrive dans le port du Havre. Au bout du quai, dans une baraque où il cherche un abri, il rencontre une jolie jeune femme, orpheline. C'est le coup de foudre: mais le destin semble leur interdire un bonheur durable. Peut-être un des titres les plus connus et les plus romantiques. Jacques Prévert n'y est pas pour rien. Une atmosphère nocturne assez particulière, envoûtante. Le mythe de Gabin trouve dans ce film, son accomplissement esthétique. (Missiaen-Siclier) |  | Marcel Carné | | 1939 
| Jean Gabin (Jacques Lantier), Simone Simon (Séverine Roubaud), Fernand Ledoux (Roubaud), Julien Carette (Pecqueux), Blanchette Brunoy (Flore), Gérard Landry, Colette Régis, Charlotte Clasis, ... | La bête humaine
Un conducteur de locomotive, Jacques Lantier, qui souffre par intermittence d'une lourde hérédité alcoolique, tombe amoureux de la femme d'un sous-chef de gare, l'aguichante Séverine Toubaud. Il est témoin d'un meurtre commis par le mari de Séverine au cours d'un voyage. Séverine pousse Lantier à se débarrasser de ce mari qu'elle déteste. Ce film est tiré de l'oeuvre d'Emile Zola. On y retrouve le thème de l'hérédité alcoolique poussant Lantier (Gabin) à des actes de violence. De la violence au crime il n'y a qu'un pas :Simone Simon est poignardée puis Gabin se jette depuis sa machine. |  | Jean Renoir | | | Jean Gabin (Trott Lennard), Michèle Morgan (Lilian White), Pierre Renoir (Abboye), Saturnin Fabre (Hobson), Julien Carette (Havelock), Anthony Gildes, Jenny Burnay, Roger Legris, ... | Le récif de corail Dans l'atmosphère fascinante du continent austral, dans les mers du Sud pleines de poésie et de mystère, Trott et Lilian, traqués par la police, luttent de toutes leurs forces pour gagner le récif de corail, synonyme pour eux d'oubli, de quiétude et de vie nouvelle. Gabin joue ici un rôle d'aventurier et retrouve sa partenaire de Quai des brumes. Ils n'ont pas autant marqué leur présence, ce qui explique peut-être que ce film reste maintenant un peu dans l'ombre. |  | Maurice Gleize | | 1939-40 
| Jean Gabin (François), Jules Berry (Valentin), Arletty (Clara), Jacqueline Laurent (Françoise), Jacques Baumer (le commissaire), Bernard Blier (Gaston), Mady Berry, René Génin, Marcel Pérès, | Le jour se lève En 1939, dans une ville industrielle. Un homme a commis un meurtre. Barricadé dans sa chambre, assiégé par la police, il revit au cours d'une nuit, l'histoire d'amour qui a fait de lui un assassin. Une tragédie dans laquelle Gabin semble enfermé dans son échec de l'amour, de la vie. Un cinéma touché par la grâce où Prévert, Trauner, Jaubert, Gabin, Arletty, Berry et tous les autres donnent le meilleur de leur art. Une des réussites de Carné. |  | Marcel Carné |  | Jean Gabin (André Laurent), Michèle Morgan (Catherine), Madeleine Renaud (Yvonne Laurent), Fernand Ledoux (Kerlo, le bosco), Charles Blavette (Gabriel Tanguy), Jean Marchat, Jean Dasté, Anne Laurens, Marcel Pérès, Henri Crémieux, | Remorques André Laurent, capitaine du remorqueur le Cyclope, vit à Brest avec sa femme Yvonne. Lors d'un sauvetage, André rencontre Catherine qui devient rapidement sa maîtresse. Mais la jeune femme sait s'effacer en apprenant qu'Yvonne, très malade, va bientôt mourir et pour qu'André vive les derniers instants auprès de sa femme. Ce film a été commencé en 1939 et ne sortira en raison de la guerre, qu'en 1941. Michèle Morgan et Jean Gabin se retrouvent une nouvelle fois, mieux mis en évidence. C'est aussi pour Gabin, le dernier film tourné en France jusqu'en 1946. |  | Jean Grémillon | | 1942 | Jean Gabin (Bobo), Ida Lupino (Anna), Claude Rains (Nutsy), Jerome Cowan (le docteur Brothers), Thomas Mitchell (Tiny), Helene Reynolds, John Kelly, ... | La péniche de l'amour (MOONTIDE) Bobo heberge Tiny sur sa péniche car celui-ci le fait chanter, prétendant qu'il a tué un homme alors qu'il était ivre. Le jour de son mariage avec Anna, Bobo est retardé. Tiny en profite pour tenter de violer Anna, qui apprend que c'est lui le meurtrier. Bobo retrouve Tiny qui se noie et épouse Anna. Ce film a été tourné par Gabin aux Etats-Unis, où il est parti pendant la guerre sur autorisation du gouvernement de Vichy. Son premier rôle en anglais. Les Français découvrirent ce film après la Libération. |  | Fritz Lang (en 4 jours) | | 1943 | Jean Gabin (Clément), Ellen Drew (Yvonne), Richard Whorf (le lieutenant Varenne), Dennis Moore (Lafarge), Peter van Eyck (Haffner), ... | L'imposteur (THE IMPOSTOR) Un condamné à mort s'évade au cours d'un bombardement et prend l'identité d'un soldat tué, avec la ferme intention de déserter. Puis il se prend au jeu et fait montre d'un courage exemplaire. Jean Gabin est ici le seul Français. Ce film ne semble pas avoir laissé de souvenirs impérissables, et a surtout une valeur "documentaire''. Nous sommes en fait dans les années de transition, sa carrière s'étant brisée en 1940. | | Julien Duvivier | | 1946 
| Marlene Dietrich (Blanche Ferrand), Jean Gabin (Martin Roumagnac), Margo Lion (Jeanne Roumagnac), Marcel Herrand (M. de Laubrie), Daniel Gélin (l'instituteur), Henri Poupon, Camille Guérini, ... | Martin Roumagnac Dans une petite ville de province, Blanche Ferrand, aventurière aux belles manières, espère épouser un riche consul, M. de Laubry, dont la femme est gravement malade. Un soir où elle assiste à un match de boxe, Blanche rencontre Martin Roumagnac, entrepreneur en maçonnerie, qui tombe éperdument amoureux d’elle. Mais sur un malentendu, Martin croit qu'elle veut le quitter et ne peut imaginer la séparation. Dans ces années là, Gabin partage sa vie avec Marlene Dietrich. Le couple devait d'ailleurs tourner Les portes de la nuit en 1946, mais ce projet n'aboutit pas (Gabin fût remplacé par Yves Montand et Marlene par Nathalie Nattier). Gabin renoue ici avec les années 30 | | Georges Lacombe | | 1947 | Jean Gabin (Pierre Lussac), Colette Mars (Cléo), Daniel Gélin (Charles Lussac), Gisèle Préville (Anna Lussac), Gabrielle Dorziat (Mme Puc), Antonin Berval, Martine Carol, Colette Richard, ... | Miroir Pierre Lussac est au grand jour un respectable financier. Mais la nuit, il prend le surnom de 'Miroir', et devient le chef d'une bande de gangsters. Ce film est sans doute l'un des plus médiocre de ces années si ce n'est de sa carrière. Manque de réalisme, et Gabin, pourtant expressif, ne peut s'exprimer pleinement. | | Raymond Lamy | | 1948 | Jean Gabin (Pierre), Isa Miranda (Marta), Vera Talchi (Cecchina), Andrea Cecchi (Manfredini), Robert Dalban (le marin du ``Flora''), ... | Au delà des grilles (LE MURA DI MALAPAGA) Un passager clandestin sur un cargot rencontre une femme et essaie de lui faire souvenir qu'un an plus tôt, elle lui avait promis de partir avec lui. Il la suivra partout, tantôt dans les salons, tantôt dans un parc, et dans la chambre, persuasif et insistant. Ce film a été tourné en décors naturels à Gênes. Il reprend un peu le mythe de Gabin d'avant guerre, même si le déserteur de Quai des brumes a un peu vieilli. | | René Clément | | 1949 | Jean Gabin (Chatelard), Nicole Courcel (Marie), Blanchette Brunoy (Odile), Claude Romain (Marcel), Julien Carette (Viaud), Louis Seigner, Gabrielle Fontan, ... | La Marie du port A la suite du décès de son père, la jeune Marie est confiée aux Josselin. C'est la qu'elle rencontre Chatelard, l'amant de sa soeur Odile, qui vient surveiller le chantier de son chalutier Las d'Odile, il tente de séduire Marie. Elle le repousse, il abandonne. Vexée, elle prend le car pour Cherbourg afin de se jouer de ses sentiments. Gabin, en Don Juan, est pour une fois vainqueur de la mort. Il a 45 ans, et est embourgeoisé. Le mythe a disparu. Nicole Courcel remplace Michèle Morgan et on resent plus de sécurité. Fini l'aventure.. |  | Marcel Carné | | 1950 | Jean Gabin (Carlo Bacchi), Julien Carette (Amedeo Santini), Mariella Lotti (Margo Bacchi), Elli Parvo (la comtesse Guidi), Antonella Lualdi (Maria Santini), ... | Pour l'amour du ciel (E'PIU FACILE CHE UN CAMELO) Tué dans un accident, un riche industriel est condamné à l'enfer. Obtenant un sursis de douze heures, il revient sur terre et distribue sa fortune aux gens qu'il a exploités et méprisés.Une fable inspirée d'une parole d'évangile (``Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'un aiguille qu'à un riche de pénétrer dans le royaume des cieux''). ``L'excellence du réalisateur, la présence du générique des noms comme ceux de Jeanson ou Nino Rota font de ce film oublié une ``rareté'' qui gagnerait, peut-être, à être réappréciée ...'' | | Luigi Zampa | | 1951 
| Jean Gabin (Victor), Françoise Christophe (Françoise Pélicier) Brigitte Auber (Marianne), Jacques Castelot (Marc Pélicier), Jacques Morel (Jacques Genoust), Camille Guérini, Gaston Modot, ... | Victor Un homme sacrifie sa liberté et l'amour qu'il porte à une femme, pour rester fidèle à une amitié de guerre. Il est incarcéré à la place de son ami, plonge dans des affaires louches, et accepte de souffrir en secret, de voir la femme qu'il aime, être l'épouse de cet ami, car elle ne peut renoncer au luxe que lui offre ce mari. Jean Gabin confiait : Je ne jouais que pour un seul spectateur absent : mon père. J'étais sa revanche. `Malgré tout son talent, Jean Gabin ne parvient pas à faire admettre son personnage' | | Claude Heymann Drame psychologique tiré de la pièce de Henri Bernstein | | 1951 | Jean Gabin (Raymond Pinsard), Simone Valère (Louise Louveau), Suzanne Dehelly (soeur Gabrielle), Robert Arnoux (Julien Latour), Gérard Oury (Lionel Moreau), Marthe Mercadier, Jacques Dynam, ... | La nuit est mon royaume
Raymond Pinsard réussit à éviter l'accident de sa locomotive. Mais il est grièvement brulé. Les médecins lui apprennent qu'il risque de perdre la vue. Découragé, il décide d'entrer dans un centre de rééducation. Il fait la connaissance d'une jeune aveugle, Louise. Il décide de partir avec elle vers une autre destinée... A nouveau un rôle de mécanicien de locomotive (aussi vrai que dans la bête humaine (1938). Mais ici il perd la vue et l'émotion est forte. Avec ce rôle, Gabin reçut le prix de la meilleure interprétation masculine au festival de Venise |  | Georges Lacombe | | 1951 
| Jean Gabin (Joseph Rivert), Madeleine Renaud (Mme Tellier), Danielle Darrieux (Rosa), Ginette Leclerc (Flora), Paulette Dubost (Fernande), Mila Parely, Mathilde Casadesus, Amédée, ... | Le plaisir Film à sketches Le Masque : Au palais de la danse, un vieil homme porte un masque afin de poursuivre sa quête de plaisir. Un soir il s'écroule, terrassé par la fatigue. La Maison Tellier : La maison Tellier est une maison de rendez-vous. Un soir, les habitués trouvent la porte close. Madame et ses pensionnaires sont parties pour un village de Normandie assister à la première communion de la fille du frère de Madame. Le Modèle : Jean, un jeune peintre, s'éprend d'un de ses modèles, Joséphine. Lassé, il tente de rompre mais Joséphine se jette d'une fenêtre de l'atelier. Gabin a ici tout du paysan normand, même l'accent. C'est dire si ce rôle de composition se remarque ! |  | Max Ophüls |  | Danielle Darrieux (Elisabeth Donge), Jean Gabin (François Donge), Daniel Lecourtois (Georges Donge), Claude Génia (Jeanne Donge), Gabrielle Dorziat (Mme d'Ortemont), Jacqueline Porel, Jacques Castelot,... | La vérité sur Bébé Donge
Quand François Donge réalise qu'il a épousé une meurtrière, il est trop tard il a déjà été empoisonné. Sur son lit de mort, au cours de sa longue agonie, il revoit son passé et comprend enfin les erreurs qu'il a commises. Drame psychologique bourgeois dans lequel Gabin meurt empoisonné, victime de la mésentente conjugale. Danielle Darrieux y tient un rôle conséquent. |  | Henri Decoin | | 1952 | Michèle Morgan (Madeleine Richard), Jean Gabin (Pierre Richard), Daniel Gélin (Daniel Prévost), Lea di Leo (Mme Meunier), Doris Duranti (Mme Balinga), Denise Clair, Simone Paris, René Génin, ... | La minute de vérité
Pierre, un médecin célèbre, et Madeleine, sa femme comédienne, vont fêter leur dixième anniversaire de mariage. Mais Pierre est amené ce même soir au chevet de Daniel, un jeune peintre, qui vient de tenter de se suicider. En tentant de le sauver, Pierre se rend compte que le le peintre a été l'amant de Madeleine. Mari trompé... par Michèle Morgan, la belle du quai des brumes (1938). Pour ce film la critique n'est pas dans la continuité de ce qu'il vient de réaliser. Ca n'est plus ça ! |  | Jean Delannoy | | | Jean Gabin (Antonio Sanna), Silvana Pampanini (Daisy), Serge Reggiani (Serge Parnell), Carla del Poggio (Maria Scanna), René Lefèvre (Amédée Didier), M.Ferrari (Mario) | Fille dangereuse (BUFERE) Antonio Sanna, le meilleur chirurgien de Pérouse, se rend un soir au théatre pour assister au spectacle de deux trapézistes, Serge Parnell et Daisy. Serge manque le trapèze et s'écrase au sol. Sanna l'opère et le sauve mais Serge est immobilisé dans une minerve au cou et au torse. Un mélodrame à l'italienne. Pris entre le devoir et la passion, Gabin rentre dans le rang après quelques péripéties. | | Guido Brignone | | 1953 
| Jean Gabin (Pierre Ruffin), Madeleine Robinson (Madeleine Marsan) Michel Barbey (Dédé), Gaby Basset (la prostituée), Robert Dalban (l'inspecteur Dupré), Suzanne Dantes, ... | Leur dernière nuit Pierre Ruffin est bibliothécaire, connu également sous le nom de monsieur Fernand sous lequel il exerce certaines activités dans le domaine du grand banditisme. Dans la pension où il réside, il fait la connaissance de la délicieuse Madeleine Marsan, une enseignante en anglais, à qui il procure un poste et qui tombe amoureuse de lui. Elle le soutiendra dans la tourmente quand, après un hold-up, un complice le dénonce à la police. Ce film fait partie des séries noires comme Touchez pas au grisbi. Il semble pourtant ne pas avoir marqué la critique qui l'a ignoré. On y retrouve pourtant des émotions qui ont déjà fait leurs preuves notamment dans Quai des brumes. |  | Georges Lacombe | | | Jean Gabin (Jacques Ledru), Andrée Clément (Anna), Elina Labourdette (Geneviève Labbé), Renaud Mary (Maurice Labbé), Nadia Gray (Maria), Olivier Hussenot, Claude Vernier, Dinan. | La vierge du Rhin Ledru qui avait disparu en 1940, réapparaît à Strasbourg sous le nom de Schmidt. Mais sa femme le croyant bel et bien perdu s'est remariée avec un certain Labbé, et le dit Labbé est retrouvé assassiné. Tout accuse Ledru. Ce film est tiré d'un romand de Pierre Nord. Gabin est entouré de trois femmes : l'épouse traitresse, la fidèle secrétaire et ce nouveau type auquel, depuis la Marie du port, il semble destiné pour la vie conjugale : la jeune fille. |  | Gilles Grangier |  | Jean Gabin (Max) René Dary (Riton) Jeanne Moreau (Josy) Lino Ventura (Angelo) Paul Frankeur (Pierrot) Gaby Basset (Marinette) Paul Oettly, Daniel Cauchy, Jean Clarieux, Jean Daurand, | Touchez pas au grisbi Max et Riton, deux bandits, volent cinquante millions à Orly. Mise au courant Josy, la maîtresse de Riton, avertit son patron, Angelo. Celui-ci enlève Riton et Max se voit obligé de payer la rançon pour le sauver. C'est une variation émouvante sur le vieillissement et l'amitié. Un chef-d'oeuvre indémodable réalisé par l'ancien assistant de Renoir. C'est aussi la première de LINO VENTURA |  | Jacques Becker Annecdocte | | 1954 
| Jean Gabin (Victor Le Garrec), Arletty (Blanche), Roland Lesaffre (André Ménard), Marie Daems (Corinne), Jean Parédès (Jean-Marc), Simone Paris, Folco Lully, ... | L'air de Paris Paris, 1954. Ancien boxeur dirigeant maintenant une salle de sport, Victor Le Garrec rêve de trouver le poulain qui fera sa fortune. Il croit l'avoir déniché en la personne d'André Menard, mais celui-ci délaisse l'entrainement pour une jeune femme. Cette dernière comprend qu'elle risque d'entraver sa carrière et s'éloigne de lui. Gabin retrouve Carné et Arletty (Le jour se lève (1939). Description sociale dans le milieu de la boxe, avec notamment Roland Lesaffre qui tient ici un rôle important. ``Il faut redire maintenant combien Jean Gabin est admirable'' (Claude Mauriac, le Figaro Littéraire). A noter la musique de Francis Lemarque et Bob Castella et l'interprétation de Yves Montand. |  | Marcel Carné | | | Raymond Pellegrin (Napoléon Ier), Sacha Guitry (Talleyrand), Micheline Presles (Hortense de Beauharnais), Jean Gabin (le maréchal Lannes), Yves Montand (le maréchal Lefebvre), Eric von Stroheim, Serge Reggiani, Noël Roquevert, Orson Welles, .. | Napoléon En 1821, alors que Napoléon vient de mourir, Talleyrand reçoit des amis dans son salon parisien. Ceux-ci insitent afin de retracer la vie de l'Empereur, de ses exploits militaires à sa vie privée. Du Sacha Guitry ! Ou une réinterprétation de l'histoire à sa manière. Avec un Gabin qui n'a qu'une courte scène à jouer. Une très grande distribution à l'appui. |  | Sacha Guitry | | | Jean Gabin (le capitaine Lequevic), Andrée Debar (Martine), Henri Vidal (Michel), Jean-Roger Caussimon (Black), Gaby Basset (Mme Aimée), Edith Georges, ... | Le port du désir
Le Quevic, capitaine d'un bateau, est chargé de retrouver et de ramener l'épave du bateau La Vénus. Lors du remorquage de ce bateau, lui et son équipage découvrent un cadavre Ambiance portuaire, réalisme un peu poisseux, hôtels et cabarets pour mauvais garçons... on se retrouve dans l'univers du cinéma français d'avant-guerre. |  | Edmond T. Gréville |  | Jean Gabin (Henri Danglard), Maria Felix (Lola de Castro), Françoise Arnoul (Nini), Philippe Clay (Casimir), Jean-Roger Caussimon (le baron Walter) Giani Esposito, Dora Doll, Gaston Modot, Jean Parédès, ... | French Cancan
A Paris, en cette année 1900, le producteur Henri Danglard est directeur d'un cabaret à Montmartre. Il décide, malgré la jalousie des autres danseuses, d'engager Nini, une blanchisseuse, afin d'en faire la vedette de son prochain spectacle de French-Cancan. Nini parvient à devenir une grande danseuse et inaugure le Moulin-Rouge. C'est du grand Renoir, des personnages multiples et complets, une mise en scène époustouflante et, avec la couleur, la référence au grand ancêtre, Auguste Renoir. |  | Jean Renoir |  | Jean Gabin (Henri Ferré, dit le ``Nantais'') Lino Ventura (le Catalan), Magali Noël (Lisette), Albert Rémi (Bibi), Jacqueline Porel (Solange Birot), Marcel Dalio, Roland Armontel, Michel Jourdan, ... | Razzia sur la chnouf
Le Nantais arrive à Paris. Au EtatsUnis, il serait l'un des associés du fameux trafiquant Rosillo, qui l'adresse à son homologue Paul Liski, lequel contrôle le trafic de la drogue en France et veut remettre de l'ordre dans son organisation. Il a besoin pour cela d'un homme à poigne. Liski ignore que Le Nantais est en fait un flic Dans cette série noire à la française, l'influence de Touchez pas au grisbi (1953) semble évidente. Le vieux gangster qui se révèle policier est un thème connu mais toujours agréable. |  | Henri Decoin | | 1955 | Jean Gabin (le juge Julien Lamy), Anne Doat (Sylvette), Serge Lecointre (Francis Lanoux), Jacques Moulières (Gérard Lecarnoy), Dora Doll (la mère de Gérard), Jimmy Urbain, Jeanne Marken, ... | Chiens perdus sans collier Alain a été placé chez des fermiers qui le maltraitent. Il s'enfuit après avoir mis accidentellement le feu à la grange. Il est retrouvé, et comparaît devant le juge pour enfants, Julien Lamy, qui décide de le placer dans un centre d'observation. Ce film, traitant du problème social de la rééducation de l'enfant eut un certain succès commercial. Gabin est bien dans son élément avec ce rôle de composition. |  | Jean Delannoy | | | Jean Gabin (Jean Chape), Jeanne Moreau (Alice), Camille Guérini (Ragondin), Ginette Leclerc (Mme Scopo), Albert Dinan (Serin), Marcel Bozzufi (Pierrot), Roger Hanin, Jean-Marie Rivière, Bob Ingarao (les gangsters), Jean Lefebvre, Robert Dalban, Gaby Basset, Henri Crémieux, Albert Michel. | Gas-oil Jean Chape est un homme paisible. Quand il n'est pas sur la route, au volant de son camion neuf, il retrouve sa ravissante compagne, institutrice dans un petit village - bien que celle-ci, en vraie femme moderne, refuse pour l'heure de s'installer avec lui. Un jour, ayant quitté sa maîtresse à l'aube, il écrase un homme, un gangster. Il se retrouve bientôt pourchassé par ses complices, persuadés que Jean a gardé le butin que transportait le défunt. Jean demande l'aide de ses amis camionneurs pour se débarrasser de ses poursuivants. Mélange de populisme et de série noire. Quand les gangsters se frottent aux routiers, il y a du grabuge ! Telle est la morale, simple et efficace de cet excellent film dialogué par Michel Audiard et réalisé par un de ceux qui ont le mieux servi Gabin après guerre. |  | Gilles Grangier Michel Audiard |  | Jean Gabin (Jean Viard), Françoise Arnould (Clotilde), Yvette Etiévant (Solange Viard), Paul Frankeur (Barchandeau), Robert Dalban (Gillier), Dany Carrel, Pierre Mondy, Max Megy, . | Des gens sans importance Viard, un conducteur de poids lourds s'éprend de Clo, une petite serveuse d'un relais routier. Lui n'est plus heureux avec sa femme et sa fille le rejette. Elle, elle vit une relation tendue avec sa mère. Les choses se compliquent encore lorsque Clo tombe enceinte et que Viard est licencié. Gabin de nouveau en routier, mais ici son personnage prend de l'épaisseur humaine. Verneuil prend ici le relais du populisme et du naturalisme. Empêtré dans ses problèmes, Gabin est aux prises avec les accidents de la vie. |  | Henri Verneuil | | 1956 | Jean Gabin (André Chatelin), Danièle Delorme (Catherine), Lucienne Bogaert (Gabrielle), Gérard Blain (Gérard Delacroix), Germaine Kerjean (Mme Chatelin), Robert Manuel, Robert Arnoux, ... | Voici le temps des assassins Chatelin, un restaurateur prospère du quartier des Halles à Paris, voit arriver dans son restaurant Catherine, une jeune femme désemparée. Très vite, il en tombe amoureux. Mais il ignore que Catherine est guidée par Gabrielle, son ex-femme, afin de le séduire et de lui soutirer toute sa fortune. Un univers à la Zola, magistralement actualisé par Duvivier. Danièle Delorme en monstre contemporain. Continuation des films naturalistes , ici particulièrement noir. La passion d'un côté, le devoir filial de l'autre... |  | Julien Duvivier | | | Jean Gabin (François Cardinaud), Paul Frankeur (Drouin), Renée Faure (Mademoiselle), Monique Mélinand (Marthe Cardinaud) José Quaglio (Mimile Babin), Claude Sylvain (Raymonde Babin), Georgette Anys (Titine Babin), R. Palmer (Vittorio), | Le sang à la tête
Ancien débardeur, François Cardinaud a mis trente ans à devenir l'un des hommes les plus importants de La Rochelle. Un jour, sa femme disparait. Il va la rechercher partout, subissant la haine que lui vaut sa réussite. Mais n'est-ce pas cette même réussite qui, tout au long de son élaboration, aurait fait qu'il a délaissé sa femme. L'atmosphère de Simenon est ici bien rendue. Les dialogues d'Audiard font une fois de plus merveille. Gabin est égal à lui-même. Ajoutez Grangier et voici un quarté gagnant pour un émouvant drame provincial doublé d'un puissant suspense noir. |  | Gilles Grangier Michel Audiard |  | Jean Gabin (Grandgil), Bourvil (Martin), Louis de Funès (Jambier), Jeannette Batti (Mariette), Robert Arnoux (Marchandot), Georgette Anys (Lucienne Couronne), Monette Dinay (Mme Jambier), Jean Dunot (Alfred Couronne), Laurence Badie, Jacques Marin, Albert Michel, ... | La traversée de Paris Paris, 1943. A cause d'une pénurie d'essence, Martin ne peut plus exercer son métier de chauffeur de taxi. Aussi se lance-t-il dans le marché noir en transportant de la viande la nuit dans les rues de la capitale.Lorsque son coéquipier se fait arrêter, Martin rencontre Gangdil, un artiste peintre qui accepte de l'aider. Ce film met en évidence de manière très réaliste une mentalité française sous l'occupation allemande . Claude Autant-Lara et son anti-conformisme notoire réalise ici un de ses meilleurs films. Gabin est ici utilisé à contre-emploi et l'ensemble décrit une certaine mentalité française sous l'occupation. |  | Claude Autant-Lara | | | Jean Gabin (le commaissaire Gallet), Marina Vlady (Lili Marcellin), Ulla Jacobson (Nicole Brunel), Bernard Blier (Antoine Monestier), Robert Hossein (René Brunel), Lino Ventura, Gérard Blain, Julien Carette, Roland Lesaffre, ... | Crime et châtiment René, un étudiant généreux qui ne supporte pas de voir son prochain dans le besoin, assassine un jour une vieille usurière qui l'écoeure. Tourmenté par son geste et harcelé par le commissaire Gallet, il rencontre l'amour en la personne d'une prostituée, Lily, qui l'engage doucement à se livrer à la police | 
| Georges Lampin Adaptation du roman de Dostoïevski. Gabin reprend le rôle qu'avait tenu Harry Baur dans le Crime et Châtiment de 1935 (Pierre Chenal). |  | Jean Gabin (le docteur Laurent), Nicole Courcel (Francine), Sylvia Monfort (Catherine Loubert), Arius (le docteur Bastid), Michel Barbey (André Loubet), Antoine Balpêtré (le docteur Vanelli), Georges Lannes (le docteur Ripert), Yvonne Gamy, Orane Demazis, ... | Le cas du docteur Laurent Le docteur Laurent quitte Paris et installe son cabinet dans un petit village des Alpes. Afin d'eviter les problemes conjugaux, il a tendance a preconiser l'accouchement sans douleur, mais les villageois se montrent reticents, ainsi que les proprietaires de la clinique voisinne, qui tentent de lui creer des problemes avec le Conseil de l'Ordre. Au service d'un film à thèse, Gabin, choisi pour ce film pour des raisons commerciales (le public ne se serait pas dérangé pour un inconnu) met ici tout son métier d'acteur dans son personnage, mais il reste Gabin "pontifiant quelque peu" selon Francois Truffaut dans Arts. (Missiaen-Siclier) |  | Jean-Paul Le Chanois | | 1957 
| Jean Gabin (Louis le Blond), Annie Girardot (Hélène), Paul Frankeur (Fredo), Jean Bérard (Raymond le Matelot), Marcel Bozzufi (Pierre Bertain), Gaby Basset, Antonin Berval, ... | Le Rouge est mis Louis Bertain, associé à Pépito et Raymond, est un gangster dont les affaires marchent bien. Lorsque son frère Pierre interdit de séjour revient à Paris, Louis commet un hold-up raté. Il est arrêté. Pépito croit à une trahison de Pierre. Il tente de le tuer mais Louis, évadé de prison, arrive juste à temps. C'est lui qui est touché Un peu dans le genre de Touchez pas au grisbi (1953), ce film est de pure série noire. Gabin en gangster meurt comme aux temps tragiques de son mythe. |  | Gilles Grangier Michel Audiard |  | Jean Gabin (le commissaire Maigret), Annie Girardot (Yvonne Maurin), Olivier Hussenot (l'inspecteur Lagrume), Jean Desailly (Marcel Maurin), Alfred Adam (Barberot), Lucienne Bogaert, Paueltte Dubost, André Valmy, ... | Maigret tend un piège Maigret fut-il jamais plus vrai qu'avec Jean Gabin, l'homme qui aime fumer la pipe et boire sa bière un peu tiède, trop poli pour être honnête, gros chat qui ronronne avec la souris ? Le personnage possède ici une lourde présence, et il est bien installé dans son appartement de petit bourgeois 1920 avec double porte vitrée Louis XVI à glace biseautée et brise-bise. (Georges Sadoul, les lettres françaises) |  | Jean Delannoy Michel Audiard | | Jean Gabin (Jean Valjean), Bernard Blier (Javert), Danièle Delorme (Fantine), Fernand Ledoux (Monseigneur Myriel), Bourvil (Thénardier), Elfriede Florin (Mme Thénardier), Martine Havet (Cosette enfant), Mame Paroly (Mme Magloire), Jean Murat, Madeleine Barbulée, ... | Les misérables
Ce film a été et reste un succès populaire, dans une nouvelle adptation cinématographique. Gabin devient un véritable monument, monstre sacré entré dans l'univers de Victor Hugo. Gabin trouve ici un rôle très humain, contrairement à celui de Maigret, tout de même mystérieux... |  | Jean Paul Le Chanois |  | Jean Gabin (l'inspecteur) Danielle Darrieux (Thérèse Marken), Nadja Tiller (Lucky Fridel), Paul Frankeur (l'inspecteur Chaville), Hazel Scott (Valentine Horse), Robert Manuel (Blasco), François Chaumette (le commissaire Janin), Edouard Fleming, ... | Le désordre et la nuit Au cours d'une enquête, un inspecteur de police s'éprend d'une jeune droguée, maîtresse de la victime. Il pense à démissionner, mais finit par découvrir l'assassin, une pharmacienne, pourvoyeuse de drogue, qui a tué par jalousie. Ce film est réussi, les rôles bien tenus et juste ce qu'il faut d'ambiguïté. Gabin policier mène une enquête passionnelle cédant à Nadja Tiller qui est loin d'être innocente, tantôt pour le bien de l'enquête, tantôt en raison de l'emprise qu'elle a sur lui. Il se termine plutôt bien. |  | Gilles Grangier Michel Audiard et Grangier nous ont confectionné un nouvel épisode de série noire. | | 1958 
| Jean Gabin (André Gobillot), Brigitte Bardot (Yvette Maudet), Edwige Feuillère (Viviane Gobillot), Nicole Berger (Janine), Franco Interlenghi (Mazetti), Madeleine Barbulée (Bordenave), Albert Michel (le patron du bazar), Gabrielle Fontan, Jacques Marin, ... | En cas de malheur
Maitre Godillot, célèbre avocat d'un certain age, tombe amoureux d'une jeune cliente, Yvette Maudet, accusée d'un hold-up. Leur relation amoureuse leur pose des problemes car Godillot et marié et Yvette a déjà un amant, Mazetti, qui refuse de la laisser partir avec un autre homme Tiré du romand de Georges Simenon, ce film est le dernier de Gabin en proie à l'amour. Ici, il est face à une fille de petite vertu, jouée par Bardot, symbole de l'émancipation sexuelle de la femme moderne. |  | Claude Autant-Lara |  | Jean Gabin (Noël Schoudler), Jean Desailly (François Schoudler), Pierre Brasseur (Lucien Maublanc), Bernard Blier (Simon Lachaume), Annie Ducaux (Adèle Schoudler), Jean Murat, Julien Bertheau, Louis Seigner, ... | Les grandes familles Gabin tient ici, une fois n'est pas coutume, un rôle de banquier, dominateur, ayant le pouvoir de l'argent. On y croit. C'est le grand tournant de sa carrière. Jean Gabin (qui n'est jamais monté si haut dans l'échelle sociale) fait une composition étonnante. On est assez surpris de le trouver là, mais on parvient presque à oublier qu'il fut naguère déserteur, gangster ou mauvais garçon (Marcel Huret, Radio-Cinéma) |  | Denys de La Patellière Michel Audiard |  | Jean Gabin (Archimède), Darry Cowl (Arsène), Bernard Blier (M. Pichon), Julien Carette (Félix), Paul Frankeur (M. Grégoire), Dora Doll (Mme Pichon), Gaby Basset (Mme Grégoire), Jacqueline Maillan, Albert Dinan, Noël Roquevert. | Archimède le clochard Archimède est un clochard qui boit du muscadet au petit déjeuner et qui étonne souvent ses compagnons par son instruction et sa culture. Chasse de l'immeuble en construction ou il vivait il tente de se faire mettre en prison pour passer l'hiver. En vain. Il décide alors de descendre sur la Cote d'Azur pour la mauvaise saison. Là, c'est l'extrême. Après avoir joué les grandes familles, le voilà clochard. Gabin s'amuse (et nous aussi) dans un rôle fait de sketches et dans un film dont il a eu lui-même l'idée. Avec du bon Audiard à l'appui, et un brin d'anticonformisme ... Méprisé par la critique, ce film vaudra à Gabin le Grand Prix d'interprétation au Festival de Berlin. |  | Gilles Grangier Michel Audiard | | 1959 
| Jean Gabin (le commissaire Maigret), Michel Auclair (Maurice de Saint-Fiacre), Valentine Tessier (la comtesse de Saint-Fiacre), Robert Hirsch (Lucien Sabatier), Paul Frankeur (le docteur Bouchardon), Jacques Morel, Michel Vitold, Gabrielle Fontan, ... | Maigret et l'affaire Saint-Fiacre Le commissaire Maigret revient dans son village d’enfance, à l’appel de son amie, la comtesse de Saint-Fiacre, qui a reçu une lettre anonyme la menaçant de mort avant la fin de l’office des Cendres. Maigret, arrivé la veille, ne parvient pas à empêcher la disparition de la comtesse qui tombe morte en ouvrant son livre de messe à l’église, victime d’une crise cardiaque. Toutefois, le commissaire, convaincu qu’il ne s’agit pas d’une mort naturelle, commence son enquête. Son fils est soupconné. Le docteur confirme une mort naturelle. Maigret persiste. Un nouveau Maigret dans lequel Gabin reparaît. Même présence (Gabin - Audiard) mais une atmosphère "Simenon" un peu différente du précédent. |  | Jean Delannoy Michel Audiard | | 1959 
| Jean Gabin (Henri Neveux), Paul Frankeur (Ernest)Claude Brasseur (Louis), Gaby Basset (Mme Gadas), Roger Dumas (Fernand), Marie-José Nat (Odette), Roger Tréville (M. Pedrell), Renée Faure (Me Surville), Dominique Page (Josette), Robert Dhéran (le juge d'instruction), Albert Dinan | Rue des prairies 1940. Henri Neveu, ouvrier parisien, est rapatrié après deux ans de captivité. Il élève seul ses enfants Louis et Odette, mais aussi Fernand, le fils adultérin de sa femme morte en couches. Louis remporte le titre de champion de France cycliste. Odette, remarquée au cours d’une émission de télévision consacrée à son frère, abandonne son métier de vendeuse pour devenir cover-girl. Quant à Fernand, adolescent rebelle, il ne cesse de lui créer des problèmes... Pourtant, c’est lui qui offrira à Neveu son affection quand Odette et Louis, grisés par leur réussite, se détourneront de leur père avec mépris. Gabin, ouvrier au cœur d'or et aux bons principes, porte sur ses solides épaules un univers populiste soigneusement apprêté pour un succès commercial. |  | Denys de La Patellière Michel Audiard Bande annonce | | 1960 
| Jean Gabin (Jérôme Antoine), Micheline Presle (Perle Joubert), Jean Desailly (Maurice Mont-bernon), Jacques Castelot (le marquis de Villamayor), Blanchette Brunoy (Maria), Jean Constantin (le prince Saddokan), Louis Seigner, Robert Dalban, ... | Le baron de l'écluse
Monocle à l'oeil et mots d'Audiard à la bouche, gabin fait un numéro de grand style. Gabin c'est "l'acteur-orchestre qui occupe à lui seul la scène entière et qui se consume en feu d'artifice." (Missiaen-Siclier et Michel Capdenac, les Lettres Françaises) |  | Jean Delannoy |  | Jean Gabin (Jean-Marie Péjat), Pierre Fresnay (Baptiste Talon), Noël-Noël (Blaise Poulossière), Mona Goya (Catherine), Yvette Etiévant (Louise), Yane Barry, André Dalibert, Guy Decomble, Paul Mercey, ... | Les vieux de la vieille Trois vieux amis, spécialistes dans les farces en tous genres, décident de quitter leur village vendéen pour aller vivre dans une maison de retraite. Ne supportant plus leur plaisanteries, les villageois sont heureux de les voir partir. Peu aprés, les trois vieux, s'ennuyant à l'hospice, décident de revenir s'installer au village. Noël-Noël, Pierre Fresnay et Jean Gabin transformés en enfants terribles au coeur d'or. Adaptation truculente de la "grosse farce" de René Fallet, doublée du style décapant de Michel Audiard. |  | Gilles Grangier Michel Audiard | | 1961 
| Jean Gabin (Emile Beaufort), Bernard Blier (Philippe Chalamont), Renée Faure (Milleran), Alfred Adam (François), Charles Cullum (sir Merryl) Robert Vattier (le docteur Fumet), Louis Seigner (Lauzet-Duchet), Henri Crémieux Antoine Balpêtré, Jean Ozenne, Jean Martinelli, ... | Le Président Agé de 73 ans, l'ex président français Emile Beaufort joue toujours un rôle central dans la vie politique du pays. La rédaction de ses mémoires lui permet de revenir sur son parcours et d'évoquer ses relations avec Philippe Chamalont, sur le point de devenir président du conseil. Comédie dramatique. `Je suis un mélange d'anarchiste et de conservateur dans des proportions qui restent à déterminer', dit le président beaufort. Belle définition, en effet du nouveau Gabin dans un morceau de bravoure quit flétrit les intérêts de la banque, de l'industrie et de l'Europe du capital. |  | Henri Verneuil Michel Audiard |  | Jean Gabin (Ferdinand Maréchal, dit le Dabe), Martine Carol (Solange Mideau), Bernard Blier (Charles Lepicard), Françoise Rosay (Mme Pauline), Frank Villard (Eric Masson), Maurice Biraud (Robert Mideau), Ginette Leclerc (Léa Lepicard), Antoine Balpêtré, Albert Dinan, ... | Le cave se rebiffe Charles Lepicard, pour rembourser sa dette à l’égard d’un ancien proxénète, Éric Masson, lui propose, de lui concocter un gros coup de fausse monnaie. Mais le seul qui puisse mener à bien l’opération est Ferdinand Maréchal, dit «Le Dabe». Mais ce dernier s’est retiré des affaires et élève des chevaux à Caracas. « Le Dabe « se montre d’abord réticent mais fi nit par accepter et débarque à Paris, après quinze ans d’absence. Cuisine industrielle de la série noire avec épices argotiques, Gabin, avec sa trogne de vieux truand et ses coups de gueule, est le pilier du film. Les dialogues de Michel Audiard sont percutants à souhait ! |  | Gilles Grangier & Michel Audiard | | 1962 
| Jean Gabin (Albert Quentin), Jean-Paul Belmondo (Gabriel Fouquet), Suzanne Flon (Suzanne Quentin), Noël Roquevert (Landru), Paul Frankeur (Esnault), Gabrielle Dorziat (Victoria), Marcelle Arnold, Geneviève Fontanel, ... | Un singe en hiver
Quentin, un ancien fusillier marin, tient avec sa femme un hôtel sur la côte normande. Alcoolique, il fait le voeu le jour du débarquement de 1944 de renoncer à l'alcool. L'arrivée de Fouquet, un jeune original, est prétexte à s'adonner à nouveau à son vice pour une pénible nuit d'ivresse. Fouquet repart, et Quentin redevient morose. Gabin retrouve un peu son passé dans le mémorable épisode de la ``cuite''. Gabin et Belmondo sont faits pour s'entendre et se servir mutuellement. Gabin donne toute sa mesure et Belmondo s'affirme comme le monstre sacré qu'il va vite devenir à l'exemple de son aîné. |  | Henri Verneuil & Michel Audiard adaptation du roman d'Antoine Blondin |  | Jean Gabin (Richard Briand-Charmery), Madeleine Robinson (Maud), Louis de Funès (Gaspard Ripeux), Paul Frankeur (Arthur), Frank Villard (Lucien), Jean Martinelli (Hubert), José Steiner, Camille Fournier, Joëlle Bernard, Marie Hélène Dasté. | Le gentleman d'Epsom (LES GRANDS SEIGNEURS) Un ancien officier du Cadre Noir et d'excellente famille, a perdu toute sa fortune aux courses. Il tire ses ressources des tuyaux qu'il vend à un groupe de fanatiques. Chaque client se voit indiquer un cheval différent dans la meme course et l'heureux gagnant lui verse une partie de ses gains. On note avec ce film, de la même classe que le baron de l'écluse, un mépris pour les imbéciles. Gabin ne peut-être qu'un escroc sympathique. Il se montre sentimental et galant envers la femme surgie de son passé. (Missiaen-Siclier) |  | Gilles Grangier Michel Audiard | | 1963 
| Jean Gabin (Charles), Alain Delon (Francis), Viviane Romance (Ginette), Carla Marlier (Brigitte), Georges Wilson (Walther), Maurice Biraud (Louis), Claude Cerval, José-Luis de Vilallonga | Mélodie en sous-sol Récemment sorti de prison, le vieux Charles organise le cambriolage du Casino Palm Beach de Cannes avec Francis, camarade de cellule, et Louis, beau-frère de Francis. Le coup réussi à merveille, mais les trois hommes seront privés de leur butin d'une manière aussi inattendue que stupide. En vieux truand coriace, Gabin, sans émotion apparente, retrouve Viviane Romance, l'ex-garce de la Belle équipe qu'il a fort bourgeoisement épousée. La première rencontre Gabin/Delon, les dialogues savoureux d'Audiard, une fin inoubliable et en prime Maurice Biraud qui râle tout le temps. |  | Henri Verneuil Michel Audiard & Albert Simonin d'après de roman de John Trinian | | 1963 | Jean Gabin (le comnnissaire Maigret), Vittorio Sanipoli (Pozzo), Françoise Fabian (Lilli), Paul Carpenter (Harry MacDonald), Michel Constantin (Cicero), Marcel Bozzufi, Paulette Dubost, ... | Maigret voit rouge Pigalle. Trois américains font feu sur un passant. L'inspecteur Lorgnon a assisté au meurtre. Parti chercher du secours, il ne retrouve plus le corps de la victime à son retour. Peu après, Lorgnon est enlevé par les gangsters qui veulent savoir ce qu'est devenu le corps. Libéré, il ne sait que le numéro de la voiture des tueurs. Maigret mène l'enquête. Gabin-Maigret traverse le film d'un pas lourd et nonchalant, en vieux fonctionnaire qui en a tant vu que rien ne peut plus l'émouvoir (Jean de baroncelli, le Monde) |  | Gilles Grangier | | 1964 | Jean Gabin (Monsieur), Liselotte Pulver (Elisabeth Bernadac), Mireille Darc (Suzanne), Philippe Noiret (Edmond Bernadac), Pierre Darras (Jasé), Gaby Morlay (Mme Bernadac mère), Berthe Grandval, Maryse Martin, ... | Monsieur
Le film, tiré d'une pièce de théâtre, relève du cinéma boulevardier et montre, non sans humour, que les bons valets font les bons patrons et qu'il faut avoir été patron pour servir avec dignité. (Missiaen-Siclier). ``On retrouve ici le gabin des bons jours : massif, pesant, économe de ses mots et de ses gestes, mais prodigieusement présent'' (Jean de Baroncelli, le Monde). | | Jean-Paul Le Chanois | | | Jean Gabin (Emile Malhouin), Fernandel (Adolphe Lartigue), Marie Dubois (Marie Malhouin), Frank Fernandel (Antoine Lartigue), Paulette Dubost (Françoise Malhouin), Madeline Sylvain, Nicole Courget, Noël Roquevert, ... | L'âge ingrat Antoine Lartigue (Provençal) et Marie Malhouin (Normande), décident de faire rencontrer leurs parents avant de se marier. Les vacances d'été sont une bonne occasion, et le soleil des Lartigue attend la famille Malhouin. Ce film est produit par la GAFER. Une opposition des caractères normand et marseillais dans laquelle Gabin et Fernandel règnent en maîtres. |  | Gilles Grangier | | 1965 
| Jean Gabin (Léandre Brassac), Michèle Mercier (Simone), Lili Palmer (Marie Brassac), Georges Géret (Roger), Robert Hossein (Marcel), Louis Arbessier, Paul Frankeur, Daniel Ceccaldi, ... | Le tonnerre de Dieu
Tiré du roman de Bernard Clavel Qui m'emporte, ce film semble taillé pour Gabin. Il remporta un franc succès. ``Interprétation dominée par cet Everest qu'est Gabin.'' (Jean de Baroncelli, le Monde) |  | Denys de La Patellière | | | Jean Gabin (Paulo les diams), Nadja Tiller (Irène), Mireille Darc (Lili Princesse), Gert Froebe (Walter), George Raft (Binnagio), Marcel Bozzufi, Claude Brasseur, Daniel Ceccaldi, | Du rififi à Paname Policier. Des dialogues d'un humour discret pour une série noire à la française et la présence de Jean Gabin et de vedettes internationales. |  | Denys de La Patellière | | 1966 
| Jean Gabin (le père Tulipe), Liselotte Pulver (Hilda), Pierre Vernier (Noël), Curd Jurgens (le baron Edouard) Mary Marquet (Dora), Jean Tissier (Albert), Noël Roquevert (le patron de l'épicerie) Jeanne Fusier-Gir (I'Altesse), Alfred Adam, Serge Gainsbourg, ... | Le jardinier d'Argenteuil Gabin dans un rôle de vieillard bourru. C'est désormais une habitude qui finirait par lasser. Malgré tout, on lui pardonnerait bien d'ê un faux-monnayeur d'autant plus que la fin est trèS moralisatrice. |  | Jean-Paul Le Chanois | | 1967 | Jean Gabin (Denis Farrand), Robert Stack (Jim Beckley), Suzanne Flon (Marie-Jeanne), Margaret Lee (Betty), Jean Topart (Henri), Georges Lycan, Carlo Nell, ... | Le soleil des voyous L'ancien truand retiré qui vit paisiblement dans une ville de province, ``remet ca''. Cette histoire est inusable et est profondément inspirée de Touchez pas au grisbi (1953). |  | Jean Delannoy | | 1967 
| Jean Gabin (le commissaire Joss), Dany Carrel (Nathalie), Jean Gaven (Marc), Maurice Garrel (Brunet), Félix Marten (Ernest), André Pousse (Quinquin), Serge Gainsbourg (Gainsbourg), Robert Dalban (Gouvion), | Le pacha Gabin piquant sa colère et organisant "la Saint-Barthélemy des truands" n'apporte aucune nouveauté. Il a retrouvé les dialogues d'Audiard et fait un numéro de routine. Georges Lautner, surtout dans la verve parodique, a parfois été mieux inspiré. (Missiaen-Siclier) |  | Georges Lautner & Michel Audiard | | 1968 
| Jean Gabin (Legrain), Louis de Funès (Félicien Mézeray), Dominique Davray (Suzanne Mézeray), Lyne Chardonnet (Valérie Mézeray), Pierre Cuant (Richard Mézeray), Henri Virlojeux, Jean-piere Darras, ... | Le tatoué Un face-à-face qui n'est pas à la hauteur de ses prétentions. A l'exception de deux ou trois scènes vraiment drôles, Jean Gabin se cantonne dans un numéro de vieux bonhomme bourru et rusé, tandis que Louis de Funès passe en revue l'immense étendue de ses tics. |  | Denys de La Patellière | | 1969 
| Jean Gabin (Albert Raynal), Suzanne Flon (Christine Raynal), Colette Deral (Rolande), France Valéry (Gilberte Magnin), Michel Auclair (Magnin), Raymond Gérôme (Jérôme Laprade), Alfred Adam (Vacher), Jacques Monod (Marchal), Eltienne Bierry, Jean-Paul Moulinot, ... | Sous le signe du taureau Entouré d'une équipe dévouée, Albert Raynal met au point un engin spatial qu'il décide enfin d'expérimenter. L'affaire échoue et les banquiers l'abandonnent. Retour à l'homme solitaire guetté par des dangers sociaux ... |  | Gilles Grangier & Michel Audiard |  | Jean Gabin (Vittorio Manalese), Alain Delon (Roger Sartet), Lino Ventura (l'inspecteur Le Goff), Irina Demick (Jeanne Manalese), Philippe Baronnet (Luigi), Marc Porel, Danielle Volle, ... | Le clan des siciliens Evadé de prison grâce à la famille Malanese, Roger Sartet prépare un nouveau coup de vol de bijoux avec Vittorio Malanese, le patriarche du Clan des Siciliens. Alors que le commissaire Le Goff est à ses trousses, Sartet commet l'erreur de séduire la femme d'un fils Malanese.Le trio gigantesque Gabin, Delon et Ventura dans une série noire qui fonctionne à merveille. Du grand cinéma avec un Gabin plein de vitalité en vieux truand. A noter l'excellente musique d'Ennio Morricone. |  | Henri Verneuil | | 1970 
| Jean Gabin (Auguste Maroilleur), Eléonore Hirt (Mathilde), Christian Barbier (Léon), Marc Porel (Henri), André Weber (Bienphu), Pierre Dux, Julien Guiomar, Félix Marten, | La horse Un riche fermier normand règne en maître tout puissant sur sa famille et sur son domaine. Un jour, l'un des siens est compromis dans un trafic de drogue. Seul le fermier se dresse contre le gang Dans ce film, Gabin abandonne les personnages qu'on lui connaissait jusqu'alors. A soixante-six ans il nous montre sa nature et son vrai métier : il est ici riche paysan, chef de famille et impose sa loi. |  | Pierre Granier-Deferre | | 1971 
| Jean Gabin (Julien Bouin), Simone Signoret (Clémence Bouin), Annie Cordy (Nelly), Jacques Rispal (le médecin), Nicole Desailly (l'infirmière), Carlo Nell, Yves Barsacq, ... | Le chat Après vingt cinq ans de mariage, Clémence et Julien ne se supportent plus, ne se parlent plus. Mais ils continuent à vivre ensemble dans un pavillon de Courbevoie. Julien ne parle qu'à son chat, ce qui énerve profondément et rend jalouse Clémence, qui se met à boire. Le principal intérêt du film est d'avoir mis en présence pour la première fois au cinéma, ces deux grands comédiens que sont Jean Gabin et Simone Signoret. Ils offrent l'un et l'autre ce que l'on attendait d'eux, c'est-à-dire un double récital de monstres sacrés. |  | Pierre Granier-Deferre | | 1971 | Jean Gabin (Victor Ploubaz), Ginette Leclerc (Marie-Ange Ploubaz), Eric Damain (Pierre Simonet), Jacques Marin (Antoine Simonet), Micheline Luccioni (Paulette Simonet), Claude Piéplu (Volabruque), André Pousse (Balloche), Jean Carmet, Yves Barsacq, ... | Le drapeau noir flotte sur la marmite L'industriel Albert Raynal est lâché par ses financiers alors que son missile SR01 vient d'exploser en vol lors de son premier essai. Même sa femme l'informe de son intention de divorcer. Il ne renonce pas pourtant, et reprend ses recherches. Un rôle qui s'insère parfaitement dans le mythe de Gabin vieillissant ; une figure attachante, même si le trait manque de finesse. (Gérard Lenne, Télérama) |  | Michel Audiard | | 1972 | Jean Gabin (le commissaire Le Guen), Fabio Testi (Georges Gassot), Bernard Blier (François Tellier), Félix Marten (Campana), Jacques Debary (le commissaire de Marseille), Saddy Rebot, Ginette Garcin, Gérard Depardieu, ... | Le tueur Un tueur interné dans une asile psychiatrique s'échappe. Un inspecteur le poursuit de cadavre en cadavre. Gabin en policier aux cheveux blancs. On imagine très bien qu'il tient à ses vieux principes. Il est face à Fabio Testi qui tient un rôle important. |  | Denys de La Patellière | | 1973 | Jean Gabin (Gaston Dominici), Geneviève Fontanel (Yvette Dominici), Victor Lanoux (Gustave Dominici), Gérard Depardieu (Roger Perrin), Paul Crauchet (le commissaire), Jacques Debary (le commissaire divisionnaire), Jean-Claude Massoulier (le docteur Ragon), ... | L'affaire Dominici Transposition d'un fait divers tragique. Une famille de touristes anglais est massacrée sur une route de Provence entre mansoque et Sisteron, par des gens à moto. Une enquête est ouverte. Ce film n'a peut-être pas eu les mêmes faveurs que certains autres. Pourtant il aura marqué, notamment par le fait que Gabin n'est plus dans ses rôles habituels de gangsters mais est ici à nouveau le patriarche seul face à la loi. |  | Claude Bernard-Aubert |  | Jean Gabin (Germain Cazeneuve), Alain Delon (Gino Strabliggi), Mimsy Farmer (Lucie), Michel Bouquet (l'inspecteur Goitreau), Victor Lanoux (Marcel), Christine Fabrega, Bernard Giraudeau, ... | Deux Hommes dans la ville Prisonnier de droit commun, Gino surmonte l'épreuve de sa détention grâce à l'amitié de l'éducateur Germain Cazeneuve. A sa sortie, il cherche à se réinserer mais le commisaire Goitreau ne peut croire à son honneteté. José Giovanni a traité ici trois grands sujets : la prévention du crime, le réinsertion et la peine de mort. Deux grands du cinéma sont ici présents : Alain Delon, romantique malchanceux et Gabin, juge qui semble ne plus trop croire à la justice... |  | José Giovanni | | 1974 | Sophia Loren (Térésa Léoni), Jean Gabin (le président Leguen), Henri Garcin (Me Lannelongue), Julien Bertheau (l'avocat général Verlac), Michel Albertini (André Léoni), Gisèle Casadesus (Nicole Leguen), Muriel Catala (Annie Chartier), Jean-François Rémi (Antoine Bertolucci), Daniel Lecourtois (le procureur), ... | Verdict A la veille de sa retraite, le Président du tribunal veut la peau d'un homme accusé du meurtre d'une jeune fille, bien que les preuves soient insuffisantes. La mère de l'accusé, pour l'obliger à modifier son point de vue, enlève la femme malade du président. Gabin est ici face à Sophia Loren. Un certaine complicité naît entre les deux ``monstres'', lui, le juge répressif, elle, la mère du jeune criminel, accusé de viol et de meurtre. |  | André Cayatte | | 1976 | Jean Gabin (Max Lambert), Jean-Claude Brialy (Pierre Bizet), Danielle Darrieux (Christina), Henri Virlojeux (le commissaire Barbier) Nicoletta Macchiavelli (Caria), Luciano Bartoli (Louftingue), Jacques Marin (Moreau), Monique Tarbès (la militante du M.L.F.) | L'année sainte Max Lambert, ex-caid du milieu, partage sa cellule avec Pierre Bizet, dit le séminariste. Ils s'évadent ensemble et profitent de la foule de l'Année Sainte à Rome pour y récupérer le milliard en or que Lambert a jadis planqué. L'évasion réussit mais l'avion dans lequel ils ont pris place est détourné par de jeunes truands. Dernier film de Jean Gabin, décédé le 15 Novembre 1976. Série noire, dernière de sa carrière, dans lequel il incarne un vieux truand coriace. Il retrouve Danielle Darrieux (La vérité sur Bébé Donge (1951), Le désordre et la nuit (1957)). Dernière démonstration, malheureusement de ses qualités routinières... |  | Jean Girault | | | | Merci Monsieur Gabin | |
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